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Volume $ n^{\circ} $ 3
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III.1.1. Prises de contact.
Le thème de réflexion n° 3 conduisait à mener une enquête sur les réalisations existant dans le monde dans le domaine de la détection des phénomènes aérospatiaux rares, et particulièrement sur les réseaux de détection et de localisation de la foudre et des météores. Dans cette optique, deux approches ont été adoptées en parallèle : d'une part une prospection à long terme aussi systématique que possible, et d'autre part des actions ponctuelles en fonction de relations déjà établies ou de centres d'intérêt particuliers.
III.1.1. Prospection systématique
Au départ de cette démarche, il y avait l'idée que dans le domaine très particulier de la détection de phénomènes rares l'initiative de personnes isolées ou de petits groupes pouvait jouer un rôle important. Les moyens techniques requis n'étant pas nécessairement "pointus" ni onéreux, on pouvait donc s'attendre à trouver des idées originales ou des réalisations intéressantes en n'importe quel point du globe,
Une lettre décrivant brièvement l'objet de l'étude et demandant les adresses de points de contact éventuels a été envoyée si-
multanément aux attachés scientifiques de 75 ambassades à Paris. Une autre lettre était envoyée aux adresses communiquées par les ambassades, demandant de la documentation écrite sur les éventuels systèmes de détection utilisés. Des copies de ces lettres, rédigées en trois langues, sont présentées dans le volume n° 4 (para.III.5.1.), ainsi que l'intégralité des courriers échangés.
A la date d'impression de ce rapport, les résultats quantités de cette démarche sont les suivants :
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Sur les 75 ambassades destinataires de la première let-tre, 17 ont répondu par écrit (Afrique du Sud, Belgique, Brésil, Canada, Colombie, Danemark, Equateur, Espagne, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Hongrie, Indonésie, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, République Fédérale d'Allemagne, Tunisie, Uruguay). Par ailleurs, 3 ambassades ont répondu par téléphone, n'ayant pas d'information particulière sur le sujet (Chine, Iran, URSS).
- La seconde lettre a été adressée à $ \underline{31} $ organismes dans le monde, et $ \underline{16} $ réponses ont été reçues, émanant de $ \underline{10} $ pays distincts.
Dans leurs réponses, 2 pays parlent de la foudre : Afrique du Sud, Belgique, Grande-Bretagne, Pays-Bas, RFA.
- De même, 3 gays mentionnent les météores : Canada, Grande-Bretagne, RFA.
Il faut noter, en ce qui concerne les Etats-Unis, que le point de contact proposé par l'ambassade à Paris avait déjà été "exploité" au cours d'une visite (cf. para. III. 1. 2.), ce qui explique la limitation des dialogues avec ce pays rapportés dans ce paragraphe.
III.1.2_Contacts part_culliers.
Dans un premier temps, des contacts personnels en Espagne (ESA) ont été mis à profit pour prospecter ce pays. Si les méteores ne semblent intéresser que les astronomes amateurs, la foudre a fait l'objet d'études dans le passé. Une lettre de "type 2" a été adressée à la direction de l'Instituto Nacional de Meteorología" (Apartado 285, Madrid), mais est restée sans réponse à ce jour. Le catalogue des associations d'astronomes mateurs dans le monde, mentionné au para.II.1.11., a été obtenu d'Espagne grâce à ces contacts.
AU cours de l'été 82, une mission de Monsieur Esterle aux
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Etats-Unis a permis de prendre contact avec des spécialistes directement concernés par des systèmes connus de détection, et en particulier le réseau Prairie de détection des météores, le système militaire GEODS de détection des satellites, et les satellites de surveillance de l'activité orageuse,
D'un autre côté, le plus grand spécialiste mondial de la détection optique des météores a été contacté directement par lettre (Monsieur Ceplecha, de l'observatoire d'Ondrejov, près de Prague, Tchécoslovaquie). Après quelques échanges épistolaires, une visite de son observatoire a été organisée en Septembre.
Les correspondances intéressantes et les comptes-rendus de visites aux Etats-Unis et en Tchécoslovaquie sont fournis d'autele volume n° 4.
Enfin il faut signaler les contacts pris par lettres avec deux sociétés britanniques privées s'intéressant aux météores :
-
la "British Meteor Society", qui publie régulièrement la revue "Meteoros" entièrement consacrée aux observations de métores et à des articles de fond les concernant. Cette société, assez unique dans sa spécialité, ne semble pas disposer de moyens propres de détection.
-
la "British Astronomical Association" a géré, vers les années 1974-75, un réseau actif de détection optique qui collaborait avec le réseau européenne de Monsieur Ceplecha. Les lettres adressées à l'ancien responsable de cette activité étant restées sans réponse, il semble que celle-ci ait totalement cessé d'exister.
III.1.3. Phénomènes autres que la foudre et les météores.
Au cours des différents échanges d'information avec l'étranger, il a été très peu fait mention de phénomènes aérospatiaux rares
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autres que la foudre et les météores (si l'on considère à part les satellites artificiels). Les exceptions sont les suivantes :
-
en Afrique du Sud, le "National Institute for Telecommunications Research" tient à jour un dossier sur les observations d'OVNIs.
-
en Belgique, l'Institut d'Aéronomie Spatialew a publié, en collaboration avec l'ETCA, les résultats de travaux sur l'aérosol stratosphérique qui s'est formé à la suite de l'éruption en 1980 du volcan du Mont Sainte-Hélène. L'étude des effets optiques de cet aérosol a mis en oeuvre des LIDARs et des ballons.
-
au Canada, le réseau MORP d'observation des météores (cf. para.III.3.) a permis l'observation occasionnelle d'autres types de phénomènes lumineux :
observation de l'apparition d'une nova en 1975.
photographies d'éclairs.
, recherche d'éclairs optiques associés à des sursauts gamma dans certaines étoiles. Les résultats totalement négatifs ont conduit à abandonner pratiquement cette théorie.
statistiques sur la couverture nuageuse.
les ambassades du Danemark et de la République Fédérale Allemande signalent des associations privées se consacrant aux OVNIs (Scandinavia UO Information et MION respectivement). De même, l'ambassade belge mentionne la Société Belge d'Etude des Phénomènes Spatiaux,
111.2. Détection de la foudre.
A chaque seconde, il tombe en moyenne 100 coups de foudre sur le sol terrestre. Lés dégats causés par ce phénomène sont multiples : pylônes, lignes téléphoniques, antennas, aéronews, lignes à haute tension, etc... sont touchés; dans certaines
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régions peu peuplées (Alaska, ouest des Etats-Unis), la moitié des incendies de forêt sont provoqués par la foudre; aux Etats-Unis, une étude portant sur les foudroiements d'avions à montre qu'en 10 ans il y avait eu dans ce pays 9 accidents catastrophiques, 7 incidents majeurs et 153 incidents mineurs (électronique détériorée).
Pour se protéger efficacement contre les effets destructifs de ce phénomène, il n'est pas suffisant de développer empiriquement des dispositifs tels que paratomerres ou déperditeurs à touffes. La connaissance des mécanismes de formation des éclair craignent le détection sont également indispensables, ne serait-ce que parce que la spécification d'un bon dispositif de protection doit tenir compte de la probabilité et de la fréquence d'apparition des coupes de foudre au lieu considéré.
Par ailleurs, la foudre faisant partie intégrante des processus atmosphériques, son étude aussi bien locale que globale a une grande importance d'un point de vue purement scientifique. Il semble que ses manifestations puissent être corrélées avec d'autres phénomènes naturels (tornades, par exemple), ce qui contribue également à justifier l'étude de systèmes de détection.
Les efforts consentis par les différents pays dans ce domaine sont très inégaux, et reflètent en grande partie leur niveau d'exposition aux effets de la foudre (niveau d'activité orageuse). Les informations recueillies au cours de cette étude sont fatalement incomplètes, à la fois parce qu'elles ne touchent que les pays dont l'ambassade a bien voulu répondre, et parce que de nombreux travaux concernant la détection d'explosions nucléaires (problème très proche) sont classifiés.
Les paragraphes qui suivent présentent de façon synthétique les systèmes de détection utilisés ou envisagés dans certains pays, référence étant faite dans la mesure du possible à des publications où le lecteur intéressé pourra trouver des informations plus détaillées.
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D'une façon générale, les détecteurs de foudre font appel à deux techniques distinctes, parfois complémentaires : la détection électromagnétique et la détection optique. La détection est faite au-dessous des orages (au sol) ou au-dessus, à l'aide d'avions ou de satellites. On notera enfin que les éclairs peuvent être classés en deux grandes catégories : les éclairs entre nuage et sol, et les éclairs entre nuages.
II.2.1. Afrique du Sud.
En raison de l'intense activité orageuse dans leur pays, o&le niveau kéronique (nombre de jours par an où l'on entend au moins une fois le tonnerre du point considéré) dépasse 100 à certains endroits, les Africains du Sud se sont penchés depuis très longtemps sur l'étude de la foudre. Au sein du CSIR (Council for Scientific and Industrial Research), deux insti- tuts font des recherches dans ce domaine :
-
le NITR (National Istitute for Telecommunications Research) s'intéresse à la physique de la foudre, grâce à un réseau de récepteurs VHF qui fournit des images tri-dimensionnelles des éclairs avec une haute résolution spatiale et temporelle.
-
le NEERI (National Electrical Engineering Research Institute) gère un réseau de compteurs de coups de foudre qui couvre tout le pays, tout en conduisant des recherches sur les paramètres de la foudre à l'aide d'un mât et d'équipements de mesure.
Le NEERI a envoyé un document récapitulatif sur les travaux effectués dans ce pays. Les lignes qui suivent présentent un bref résumé de cette intéressante publication, seuls les points concernant directement la détection étant un peu plus détail-
lés (le document complet est dans le volume n° 4) :
- $ \underline{\text{Introduction}} $ : Le premier article traitant d'une relation entre des sautes de tension dans des lignes et des
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phénomènes atmosphériques date de 1911. Dès 1930 était créé un comité d'investigation sur la foudre, et 2 ans plus tard les premières photographies d'éclairs étaient obtenues à l'aide d'une caméra à lentilles tournantes,
-
Origine de la foudre : Cette partie présente les diverses théories avancées pour expliquer les mouvements des charges dans les nuages, leur possible origine dans les cristaux des parties hautes des nuages, et la distribution des champs électriques qui en résulte à l'intérieur des nuages.
-
Mécanisme de la décharge : La valeur critique de l'intensité d'un champ électrique dans l'air (claquage) est $ 3 \times 10^{6} $ V/m au niveau de la mer, $ 2 \times 10^{6} $ V/m à environ 3 Km d'altitude, et moins de $ 10^{6} $ V/m au-dessus de 9 Km d'altitude. Cela pourrait expliquer les longues décharges horizontales observées (effet d'isolation aux niveau inférieurs).
Les modèles successivement proposés pour la propagation des précurseurs et le mécanisme des coups en retour (return strokes) sont expliqués et illustrés.
- $ \underline{\text{Paramètres de l'éclair}} $ : 3 paramètres importants pour caractériser un éclair sont présentés :
• Coups multiples : des statistiques portant sur plus de 12000 éclairs montrent leur répartition en fonction du nombre de coups par éclair (nombre de décharges successives le long du même canal) : ce nombre varie entre 1 et plus de 20 en Afrique du Sud.
De même sont indiquées les répartitions des intervalles de temps entre les coups (de 5 à 250 ms) et des durées totales des éclairs à coups multiples (de 10 à 900 ms).
• Courants de foudre : des mesures de courants sont effectuées à Prétoria grâce à un mât de 60 mètres de haut entièrement isolé du sol. Les distributions des valeurs de courant mesurées par différents chercheurs (dont le
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Suisse K. Berger) sont présentées : malgré certaines différences, une valeur médiane d'environ 40 KA semble admise.
•Polarité des éclairés : une grande majorité des éclairés émane de nuages chargés négativement. Le rapport dif-fère selon les auteurs, probablement parce qu'il dépend de la géométrie des mâts ou des tours utilisés pour les expériences.
- Densité d'éclairs : la mesure de l'activité orageuse par le niveau kéronique s'est rapidement montrée insuffisante, au fur et à mesure que l'expansion industrielle du pays accroissait les risques liés à la foudre.
Dès 1947, des instruments de comptage ont été dévelop- pés, mesurant les changements de champ électrique ou les émissions radio-électriques à très basse fréquence (quelques KHz).
Au début des années 70, un compteur centré sur 500 Hz fut mis au point et adopté comme standard CIGRE (Conférence internationale sur les grands systèmes électriques à haute tension). Ses caractéristiques ont été évaluées en utilisant des caméras plein-ciel avec les-quelles on localisait les éclairs par triangulation : réponse aux éclairs nuage-sol et nuage-nuage, et portée effective. Bien que les portées effectives diffèrent (37 Km pour les éclairs nuage-sol et 18 Km pour les éclairs nuage-nuage), la discrimination entre les deux sortes d'éclairs était pratiquement impossible.
Par la suite, des compteurs accordés sur 5 KHz et 10 kHz furent développés. Le modèle à 10 kHz, permettant une bonne discrimination. des éclairs nuage-sol, fut adopté comme standard (CIGRE 10 kHz). Un grand nombre de CIGRE 10 kHz ont été installés en Europe, en Extreme-Orient et en Amérique du Sud; plusieurs centaines ont été mis en opération en Afrique du Sud, les résultats bruts étant traités sur calculateur pour dresser une carte des densités d'éclairs et faire des statistiques en fonction du mois, de l'heure, etc...
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Protection contre la foudre : Les différents domaines à protéger sont passés en revue :
Distribution d'énergie : pour tenter d'expliquer les lois qui régissent les probabilités de foudroirement des lignes électriques, des expériences particulières ont été mises sur pieds : enregistrement photographique d'éclairs à proximité immédiat d'une ligne, avec enregistrement simultané des variations de tension sur la ligne.
•Systèmes_de_télécommunication : depuis l'apparition des micro-circuits et des calculateurs terminaux, ainsi que de la télévision, les protections à prévoir sont beaucoup plus draconiennes qu'auparavant.
.Bâtiments : l'importance des mesurés à prendre en un lieu donné dépend de la probabilité d'apparition d'un coup de foudre en ce lieu, Ce point est réglé par le Bureau des Standards Sud-Africain.
•Personnes : on compte environ 40 personnes tuées par la foudre chaque année. La foudre en boule est mentionnée comme phénomène inexpliqué et controversé, mais dont la probabilité d'existence réelle est étayée par le nombre considérable de témoignages le concernant.
En marge de la publication résumée ci-dessus, il faut noter qu'en Afrique du Sud, le NEERI utilise en parallèle avec ses compteurs CIGRE un système américain basé sur une antenne de goniométrie (boucles croisées) et un micro-calculateur : le LLP (Lightning Location and Protection, Tucson, USA), déjà cité au para.II.3.2.
Enfin, une station de détection à très basse fréquence et très longue portée est installée à Prétoria. Elle fait partie d'un système de 3 stations, situées respectivement à Prétoria, Tel-Aviv et Berlin, qui est présenté au para III.2.3. (RFA).
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III.2.2. Benelux.
Parmi les réponses des organismes belges contactés, celle de l'Institut Royal Météorologique signale que des observations sont effectuées dans le domaine des décharges d'électricité atmosphérique, et présente les schémas des appareillages utilisés. Il s'agit d'une part de compteurs standard du type CIGRE 10 KHz installés dans 5 villes distinctes, et d'autre part de dispositifs d'enregistrement des signaux électriques transitoires émis par les éclairs dans la bande 1 KHz - 600 KHz (enregistrement sur mémoire digitale avec une résolution temporelle de 0,5 µs).
En ce qui concerne les Pays-Bas, le Royal Netherlands Meteorological Institute (de Bilt) opère un réseau de 18 détecteurs de foudre régulièrement répartis sur le territoire du pays. Ces détecteurs sont des récepteurs radio à basse fréquence (non précisée) qui comptent les impulsions dont l'amplitude dépasse un seuil pré-établi, et fournissent toutes les 10 minutes le nombre total d'éclairs nuage-sol enregistrés. Occasionnellement, une caméra à grand champ est mise en oeuvre dans la journée,
III.2.3. République Fédérale d'Allemagne.
En République Fédérale d'Allemagne, l'Institut Astronomique de l'université de Bonn a un programme de recherche sur la foudre, centré sur un système de détection à grande distance et en temps réel des centres d'activité orageuse.
Le système est composé de 3 stations, installées respectivement à Berlin, Tel-Aviv et Prétoria. Le principe général de fonctionnement d'une station consiste en une réception et une analyse des "sferics" (ondes radio transitoires émises par les éclairs), suivies d'un calcul, toutes les 20 minutes, de l'azimut et de la distance de chaque centre d'activité maximale de la foudre, ainsi que de son intensité. Les résultats sont imprimés, enre-
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gistrés sur cassette, et tracés sur une carte en temps réel.
La configuration d'une station comporte 4 parties :
-
Une antenna, composée de deux cadres perpendiculares (de type goniornétique) accordés à 9 KHz, surmontés d'une antenna-fouet verticale qui alimente 3 récepteurs réglés respectivement sur 5 KHz, 7 KHz et 9 KHz.
-
Un récepteur/analyseur relié à l'antenne par un câble de longueur maximale égale à 100 mètres.
-
Un calculateur standard (HP 9825) où s'exécute le logiciel développement par l'Institut Radioastronomique.
L'enchainement des opérations est le suivant :
-
Une table traçante (HP 7225) optionnelle.
-
Avec une résolution temporelle de 50 ms, chaque impulsion reçue dont l'amplitude à 5 kHz dépasse an niveau de discrimination donné (bruit) est prise en compte par l'analyseur, qui la transmet au calculateur.
-
Le calculateur reçoit, sous forme digitalisée, un ensemble de 4 paramètres :
Azimut : angle d'incidence,
• GDD : différence de retard de groupe entre les fréquences 6 KHz et 8 kHz (dérivée des amplitudes à 5, 7 et 9 kHz),
SAR = rapport d'amplitudes spectrales (9KHz/5KHz),
• SA : amplitude spectrale ( $ \dot{a} $ 5 KHz).
En outre, un compteur fournit le nombre total d'impulsions traitées par seconde.
- Ce traitement de tous les "sferics" dure 18 minutes, puis pendant 2 minutes le calculateur établit un histogramme pour chacun des 4 paramètres et ajuste des courbes de Gauss autour des pics. Les valeurs des maxima sont alors imprimées et enregistrées sur cassette.
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- A l'aide d'un modèle de propagation pour les "sferics", un programme détermine les distances des centres orageux détectés, et les reporte sur la table traçante.
Les tracés sont exécutés sur une carte, et chaque centre est représenté par un petit triangle prolongé d'un vec-
teur : ■ l'emplacement du triangle désigne le lieu détecté.
la longueur du vecteur représente l'amplitude de l'activité (nombre de "sferics" par minute).
, l'orientation du vecteur indique l'heure (comme l'aiguille d'une montre).
- Toutes les 6 heures, une carte synoptique oh n'apparaissent ni les amplitudes ni les heures est également générée par le calculateur.
Les précisions de codage des 4 paramètres et les limitations des résultats obtenus sont les suivantes :
-
Azimut : codage en 240 classes.
-
GDD = codage en 250 classes (-62,5 à 437,5 µs).
-
SAR : $ \log(\text{SAR}) $ codé en 192 classes (-6 à 42 dB).
-
SA : $ \log(SA) $ codé en 192 classes ( $ -12 $ à $ 36 $ dB).
-
Azimut d'un centre : en général à 0,5° près.
Distance d'un centre : à environ 5% près.
- Distance maximale 4000 Km vers l'Est de jour
12000 Km vers l'Ouest de nuit
(en pratique : 4000 Km).
-
Distance minimale
-
200 Km (au-dessous, influence non négligeable des ordres supérieurs de propagation).
Le détail des calculs, et notamment les difficultés liées au modèle de propagation, sont présentés dans les 3 publications concernant ce système, fournies dans le volume n° 4 (R.F.A.)
Les zones couvertes par les 3 stations existantes sont, avec un certain recouvrement : l'Europe, l'Afrique, une partie de l'Asie et une partie de l'Amérique. 11 est prévu d'installer de nouvelles stations aux emplacements suivants :
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dans une station allemande de l'Antarctique,
= en Inde,
= en Suisse.
Il suffirait d'une dizaine de stations bien placées pour couvrir l'ensemble du globe et ainsi disposer d'enregistrements
continus de l'activité orageuse à l'échelle de la planète (il existe des projets dans ce sens).
Des vérifications des résultats ont été faites, notamment en comparant les cartes produites à des images issues du satellite METEOSAT : les zones d'activité détectées correspondeat bien à des complexes nuageux vus par le satellite, en particulier dans les bandes de l'infra-rouge et de la vapeur d'eau. Les résultats sont également cohérents avec les observations d'éclaires faites par les satellites météorologiques militaires américains DMSP (présentés plus loin).
Le prix approximatif d'une telle station est, logiciel exclus :
-
antenna et récepteur/analyseur : 20 K$
-
calculateur et table traçante : 12 K$
III.2.4. Eats - Unis.
Au cours de sa visite aux Etats-Unis, A. Esterle a pu se procurer de nombreuses copies de publications intéressantes, en particulier dans le domaine de la détection de la foudre par satellite. On notera tout spécialement les trois documents de la NASA suivants :
- Compte-rendu d'un groupe de travail sur la nécessité d'observer la foudre depuis 1'espace (réf. (23)).
Dans le cadre de son programme de recherche sur les tempêtes et le temps local, la NASA a réuni des experts durant deux jours et demi en Février 1979, en leur fixant 3 buts :
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■ identifier les apports particuliers de l'observation spatiale des éclairs.
- établir les besoins en matière de mesure pour un système de plate-forme spatiale,
, déterminer les recherches minimales à entreprendre pour être capable d'établir des relations entre les observables et les besoins.
Le groupe était divisé en différents comités : techniques optiques, techniques électromagnétiques, utilisateurs.
-
Revue annuelle des recherches sur les processus atmosphériques (1981). L'une des trois sections de ce document concerne les tempêtes et le temps local, et comporte 12 communications sur la détection de la foudre (réf.(24)).
-
Conférence sur les satellites météorologiques (passés, présents et futurs). Ce document (réf. (25)) ne traite pas directement de la détection de la foudre, mais constitue une bonne référence pour les travaux décrits plus loin.
Peu de renseignements ont été recueillis sur les équipements "traditionnels" de détection au sol, de type LLP ou similaire. De tels systèmes ayant été décrits dans les paragraphes précédents, celui-ci détaillera plus spécialement les moyens de détection en altitude (avions) ou dans l'espace (satellites) que les Américains ont utilisés ou étudiés.
Ce paragraphe, qui présente une synthèse des informations disponibles sur la détection de la foudre aux Etats-Unis, est organisé en 4 parties : Description des émissions associées aux décharges d'électricité atmosphérique, Détection du-sol ou d'avion, Travaux sur des données de satellites, Projets.
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Champs électriques: le mécanisme de formation d'un coup de foudre au sol est encore débattu, et il dépend de la hauteur du nuage et de la dynamique de son développement vertical. Dans le cas général, des charges négatives sont apportées au sol (au Japon, ce sont parfois des charges positives, bien que le nuage soit chargé "normalement", mais ces charges proviennent de la partie supérieure du nuage).
Les variations de champ électrique sont liées aux variations de charges, et leur mesure est intéressante avec 3 constantes de temps distinctes :
-
10 s : pour l'éclair dans sa totalité (0,5 à 1 s),
-
3 ms = pour les coups individuels (strokes),
-
100 µs : pour les impulsions courtes pendant toute la durée de l'éclair.
Cette mesure des champs statiques n'a évidemment d'intérêt que localement, et ne concerne pas la télédétection.
Emissions électromagnétiques : à chaque éclair est associée une émission sur un large spectre (des ELF aux UHF), l'énergie émise dépendant de la taille physique des canaux de décharge, de l'intensité des courants et des rythmes auxquels ils varient.
Lorsqu'apparaissent les précurseurs, courts et rapides, l'émission comporte toutes les fréquences supérieures à quelques centaines de KHz. Les longs canaux du coup en retour (return stroke) sont le siège de forts courants qui varient lentement, ce qui provoque une émission à très basse fréquence : le maximum de puissance est entre 6 KHz et 10 KHz, et la courbe décroft de façon monotone de 10 KHz à 50 MHz. Les caractéristiques spectrales au-dessus de cette valeur sont mal connues (voir plus loin;).
Du point de vue de la détection à distance, les conditions de propagation en fonction de la fréquence sont déterminantes :
jusqu'à 50 KHz : l'ionosphère se comporte comme un bon conducteur, ce qui favorise le guidage troposphérique et la détection à très grande distance depuis le sol. A l'
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inverse, la propagation vers l'espace étant très atténuée, les conditions de détection "par au-dessus" sont très défavorables.
-
de 150 KHz à 30 MHz : l'ionosphère se comporte comme un diélectrique, et les conditions de propagation sont imprévisibles. Cette bande n'est donc pas utilisable.
-
de 30 MHz à 1 GHz : en dépit de certaines inconnues (caractéristiques du bruit), cette plage de fréquences parafit intéressante, en particulier pour la télédétection spatiale.
-
de 1 GHz à l'infra-rouge : les caractéristiques des signaux émis par les éclairs ne sont pas connues, et il est probable qu'il y ait une forte atténuation par l'eau à l'intérieur des nuages.
•Emissions optiques : la détection optique des éclairs est simple à réaliser (photographie rapide, avec ou sans spectromètre, cinéma, matrices de photodiodes,...), et permet d'obtenir à la fois une bonne résolution temporelle et une bonne discrimination entre les constituants de la scène (foudre, nuages, sol).
C'est dans le domaine optique que l'on a pu analyser les différentes phases de formation des éclairs, mesurer les vitesses de propagation des précurseurs, et déterminer les spectres lumi-neux associés respectivement aux précurseurs et aux coups en retour.
Le maximum d'intensité spectrale est atteint, pour les coups en retour, pour la longueur d'onde 3914 Å. avec une émission d'environ $ 10^4 $ W ster $ ^{-1} $ Å $ ^{-1} $. La forme exacte des spectres est connue du proche ultra-violet au proche infra-rouge avec une résolution temporelle de l'ordre de la ps.
Un paramètre particulièrement intéressant pour la détection à distance est la puissance optique maximale émise dans la large bande de sensibilité du Silicium (0,4 à 1,1 µm), correspondant aux détecteurs opto-électroniques couramment utilisés : la distribution des pics de puissance (premier coup en retour) a une forme normale en échelle logarithmique, avec une valeur moyenne comprise entre $ 10^{8} $ W et $ 10^{9} $ W et un écart-type de l'ordre de 12 dB.
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Sur le plan de la détection opérationnelle, de nombreuses réalisations existent, fondées sur la détection des "sferics" autour de 10 KHz Par exemple, le BLM (Bureau of Land Management) et l'Université de l'Arizona ont mis au point un tel système avec une portée de 200 miles, une précision de +1° en azimut et de quelques miles en distance; une discrimination des formes d'impulsions permet de rejeter les bruits et les émissions des décharges entre nuages; les résultats sont portés sur une table traçante et transmis entre les différentes stations.
En 1979, 8 stations existaient en Alaska, et 18 étaient prévues dans l'ouest des Etats-Unis. Depuis, le système LLP a été commercialisé et vendu dans le monde entier. C'est à l'aide de détecteurs de ce type que l'on peut établir une vérité-terrain, indispensable à la validation de méthodes nouvelles (télédétection par satellites notamment).
Par ailleurs, un grand nombre de chercheurs mettent au point des expérimentations soit au sol (en particulier au Laboratoire Langmuir, à Socorro, Nouveau-Mexique), soit à bord d'avions (en général U-2 de la NASA), dans le but de mieux cerner les caractéristiques des émissions associées aux éclairs aussi bien vers le sol que vers l'espace. Les activités dans ce domaine présentées lors de la revue annuelle de 1981 de la NASA sur les processus atmosphériques (réf. (24)) sont résumées ci-après :
• Cartographie de la foudre : développement d'un nouvel instrument de mesure comportant :
-
un réseau de senseurs optiques mesurant les caractéristiques spatiales et temporelles des éclairs quelles que soient les réflexions sur les nuages,
-
un détecteur d'impulsions optiques (résolution de 1 μs),
un detecteur d'imquisions optiques (resolution de 1 ps),
- un spectromètre à haute résolution (1Å en longueur d'onde
et quelques ms en temps).
Cet instrument est embarqué à bord d'un U-2 avec un analyseur de changement de champ, un détecteur d'impulsions optiques à grand champ, une caméra TV à CCD, et 2 caméras à temps décalé. Le but est d'amasser des données pour la détection par satellite.
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te, et de les valider à l'aide d'une vérité-terrain acquise par le réseau de détecteurs du BLM.
•Observation video des spectres : le capteur est une caméra de type vidicon ISIT (Intensified Silicon Intensified Target) avec les caractéristiques suivantes :
$ ^- $ champ : $ 20^\circ $ x $ 30^\circ $
- lentilles de 25 mm, f/1.6
réseau de diffraction de 600 1/mm blazé à 5000 A.
À Socorro, 250 éclairs ont été photographiés avec des spectres, et la capacité du système de résoudre les décharges et les dards individuels a permis d'en obtenir plus de 600 bons spectres.
On a ainsi mis en évidence plus de 30 lignes spectrales dans la bande 4000 - 8700 Å.
Une caméra ISIT a également été embarquée à bord d'un avion
Lear Jet de la NASA, et a permis d'enregistrer plus de 50 é-
clairs avec les spectres associés. Il est apparu intéressant d'
enregistrer simultanément les données d'un spectrographe à fente et celles d'un réseau de diffraction.
Etudes des radio-fréquences : au Marshall Space Flight Center de la NASA, l'étude des émissions de la foudre à très haute fréquence a été entreprise dans plusieurs buts :
-
évaluer les possibilités de détection d'éclairs en hyper-fréquence à partir d'une orbite géosynchrone,
-
valider et compléter les données connues sur la distribution d'amplitude spectrale des émissions.
-
estimer les effets des bruits de fond d'origine humaine sur la détection du signal.
-
mieux comprendre le profil des décharges aux fréquences hautes.
-
évaluer plusieurs systèmes de détection au sol en vue d'un système hybride.
Les détecteurs à bande étroite utilisés sont accordés sur les fréquences centrales suivantes : 22,5 MHz, 225 MHz, 2,0 GHz et 2,5 GHz. En polarisation horizontale et verticale, les données
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sont échantillonnées à 20 MB/s et codées en mots de 8 bits dans une mémoire de 128 KB (représentant 6,4 ms de stockage).
Les résultats obtenus indiquent qu'une détection entre 1 GHz et 10 GHz est possible, avec des amplitudes se situant entre 5 et 15 dB au-dessus du niveau de bruit. A ces fréquences, les signaux sont beaucoup plus discrets qu'au-dessous, ce qui est favorable du point de vue de la conception du matériel et de la gestion des données.
•Mesures RF et optiques simultanées : un certain nombre de campagnes de mesures ont mis en oeuvre des détecteurs électromagnétiques et optiques simultanément au sol (à Socorro) et à bord d'un U-2 (voir aussi réf. (26) et (27)).
L'avion est équipé d'un analyseur de changements de champ électrique, de senseurs optiques, de caméras CCD et d'appareils photographiques munis ou non de dispositifs spectrographiques. Au sol (Laboratoire Langmuir ou station mobile, suivant les cas), on dispose de caméras video, d'analyseurs de changement de champ à large spectre, de récepteurs radio (34,4 MHz à 2,2 GHz), de radars Doppler. Dans certains cas, un système de cartographie acoustique et la collaboration de contrôleurs aériens fournissent des données supplémentaires.
Toutes ces études visent à fournir des éléments de choix pour établir les spécifications de systèmes de détection par satellites. Une fois les données brutes accumulées, elles demandent beaucoup de temps et de moyens pour leur traitement.
•Détection des tempêtes : certaines recherches visent à établir des critères de prévision des ouragans ou des tempêtes. Deux systèmes interférométriques fonctionnant à 2 MHz (bande passante = 2,7 KHz) et couplés à des calculateurs ont été mis en opération, respectivement au MRC et au SwRI (South-West Research Institute). Par seuillage et interférométrie, les centres des ouragans sont localisés, et il ne manque qu'une troisième station pour pouvoir faire une triangulation plus précise.
Dans un autre centre, les centres d'émission en VHF sont corré-
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lés aux échos de radars Doppler à 10 cm et à ceux de radars en bande L (23 cm) avec succès : 82 % des orages de type tornade sont détectés à l'aide du débit d'impulsions à 3 MHz.
Pendant une période, la NASA a opéré un laboratoire mobile en l'emmenant à la rencontre de gros orages (environ 16 en tout). Les équipements utilisés étaient :
-
analyseurs de changement de champ électrique (lent et rapide),
-
mesure des "sferics" à 3 MHz,
-
mesure des transitoires optiques,
-
mesure des courants Corona,
-
enregistreurs TV des éclairs et des nuages,
-
appareils photographiques de 35 mm.
-
caméra cinématographique de 16 mm,
-
radar Doppler.
Les résultats ne sont pas encore disponibles.
Travaux réalisés sur des données de satellites :
De nombreux travaux de recherche sur la foudre ont déjà été effectués à partir de données de satellites civils ou militaires. Une revue détaillée de ces études a été faite lors de la réunion du groupe de travail sur la nécessité d'observer la foudre depuis l'espace (réf.(23)). Un résumé de cette revue, ainsi que des résultats obtenus postérieurement à la réunion de Février 1979, est présenté ci-dessous :
-Détection radio-électrique : l'étude des "sferics" a bénéficié depuis longtemps des données fournies par des satellites équipés de senseurs RF pour la, mesure des bruits radio terrestres. Ces satellites ont été, par ordre chronologique :
UK-3 (ARIEL III), en orbite quasi-circulaire à 550 Km d'altitude, muni de récepteurs à 5, 10 et 15 MHz (1969).
- RAE I (Radio Astronomy Explorer 1), en orbite à environ 6000 Km (1973).
ISS-b (Ionosphere Sounaing satellite), mis en orbite par les Japonais pour suivre l'activité des éclairs en HF entirant avantage de l'effet d'iris de l'ionosphere (78).
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- Space Test Program P78-2 (SCATHA), mis en orbite quasi-synchronone en 1979.
•Les satellites_OSO_(Orbiting_Solar_Observatory) : les premières expériences de détection optique de la foudre depuis l'espace mirent à profit la haute sensibilité des instruments embarqués sur les satellites OSO. En raison de la saturation du système par la réflexion de la lumière solaire ou lunaire, les observations se limitaient aux nuits de nouvelle lune. Grâce à OSO 2 (1967) et OSO 4 (1971), 7000 éclairs produits par 1000 complexes orageux purent être localisés, la majorité sur les continents,
Les satellites_VELA : les satellites VELA, développés pour la détection des explosions nucléaires, portaient des senseurs a priori trop peu sensibles pour détecter la foudre (seuil de $ 10^{11} $ W). Sur une orbite circulaire inclinée de $ 10^{5} $ Km de rayon, 4 satellites équidistants permettaient une surveillance permanente de toute la surface terrestra. Chacun était équipé de 3 senseurs à photodiodes au Silicium (4000-11000 Å) :
2 senseurs pour la résolution temporelle (de sensibilités différentes).
- 1 senseur pour la résolution angulaire (localisation).
C'est grâce aux données fournies par ces satellites que B.N.
Turman (réf.(28)) a mis en évidence l'existence des "superbolts", immenses éclairs d'une intensité 100 fois supérieure à celle des éclairs typiques (10¹¹ W à 10¹³ W), d'une durée de l'ordre de 1 ms et dont le premier "return stroke" irradie plus de 10⁹ Joules. Ces phénomènes, détectés sur tout le globe, ont pu être corrélés avec la détection en VLF des "sferics" correspondants (en 2 mois, corrélation totale sur 40 enregistrements).
Le fait que parmi les super-bolts détectés alors qu'ils étaient dans le champ de vision de 2 satellites, seulement 20 % aient effectivement été vus par les deux semble indiquer qu'ils ne se trouvent pas au-dessus des nuages,
On estime que 5 éclairs sur $ 10^7 $ émettent plus de $ 3 \times 10^{12} $ W dans le visible (Si), ce qui explique que la probabilité de les voir du sol est. quasi-nulle.
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•Satellites_DMSP (Defense_Meteorological_Satellite_Program) :
Le système militaire DMP est composé de satellites en orbite polaire circulaire héliosynchrone (830 Km), équipés de senseurs météorologiques (visible, infra-rouge, hyper-fréquences).
Le premier équipement développé spécifiquement pour la détec-
tion optique de la foudre a été embarqué sur le satellite DMSP
8531 en Mars 1974 : il s'agissait de l'expérience SSL (Special
Sensor Lightning). Ce senseur comportait une matrice de 12 pho-
to-diodes au Silicium couvrant chacune une aire de 700 Km x
700 Km au sol, l'ensemble permettant l'observation d'un rectan-
gle de 2200 Km sur 3000 Km. Les domaines de sensibilité en longueur d'onde et en puissance totale reçue des photo-diodes é-
talent respectivement : 5000 à 10000 Å, $ 10^8 $ à $ 2 \times 10^{10} $ W.
Pour chaque photo-diode, le système mémorisait une fois par se-
conde l'amplitude de la plus forte impulsion, et la codait sous
forme numérique en 16 niveaux logarithmiques. Les données bruts
consistaient donc en 12 valeurs par seconde, en plus des
photographies des nuages dans le visible (0,4 à 1,1 µm) et dans
l'infra-rouge (8 à 13 µm).
Plus tard, des satellites de la série DMP Block-D furent équipés d'un système plus compact, correspondant à des mesures complémentaires : le PBE (Piggyback Experiment). Constitué d'une seule photo-diode couvrant au sol un cercle de 1360 Km de diètre, le PBE correspondait à 3 besoins :
-
fournir des données sur une gamme de puissances intermédiaire entre VELA et SSL : 4 x $ 10^9 $ W à $ 10^{13} $ W,
-
étendre les observations au jour (aurore/crépuscule au lieu de midi/minuit),
-
fournir des données à l'échelle mondiale sur la répartition de la foudre.
A l'aide d'un système de contrôle de gain, les impulsions re-
quies étaient mémorisées en échelle logarithmique sur 63 niveaux.
Les données obtenues de SSL et de PBE-2 et PBE-3, combinées avec des "vérités-terrain" acquises dans le cadre du programme TRIP à Socorro, ont été exploitées par BN. Turman (réf.(29)) et par R.E. Orville et DW. Spencer (réf.(30) et (31)) pour
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étudier d'un point de vue statistique la répartition géographique et en puissance des éclairs (une étude porte sur 365 jours consécutifs à minuit). Ces études ont permis de confirmer et de préciser la fréquence moyenne de foudroirement de la terre (la valeur traditionnellement admise de 100 éclairs par seconde avait été proposée par Brook en 1925 ⅰ), et de mieux cerner les différences d'activité orageuse entre les terres et les océans,
Expérience_SY/TY : embarquée au milieu de 1978 à bord du véhicale S3-4 du "Space Test Program", sur une orbite héliosynchronne, elle permet l'observation du sol à 10 et 22 heures (temps local). Un élément à large champ du type PBE-2 et deux senseurs plus résolvants (l'un à balayage, l'autre à mosaïque) permettent de localiser la foudre à quelques kilomètres près.
Les résultats de cette expérience n'ont pas été communiqués.
Projects d'avenir
Les principales conclusions du groupe de travail sur 1a nécessité d'observer 1a foudre depuis l'espace (réf.(23)) ont été les suivantes :
- il a été prouvé qu'un satellite pouvait détecter les é-clairs de jour comme de nuit, et que des recherches en climatologie pouvaient Qtre menées à partir de plateformes spatiales.
les besoins liés aux applications pratiques de la détection de la foudre pourraient probablement être satisfaits à l'aide de réseaux terrestres, mais l'utilisation de satellites facilite la gestion de grandes bases de données,
- l'aspect des orages vus de l'espace est différent de celui vu du sol, et certaines études nécessitent une observation "par le haut" (contribution des éclairs à la fixation de l'azote dans l'atmosphère, théorie du circuit électrique global dans l'atmosphère selon laquelle l'ensemble des orages se comporte comme un générateur,
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il est très souhaitable d'étudier les rayonnements de la foudre dans la bande de 50MHz à 100 GHz, ainsi que le rapport signal/bruit dans l'espace à ces fréquences. En effet, l'une des premières priorités concerne la ca-pacité de discriminer les éclairs nuage-sol des éclairs nuage-nuage, et toutes les fréquences doivent être explorées dans cette optique.
Une proposition d'expérience à inclure dans le satellite UARS (Upper Atmosphere Research Satellite) de la NASA a été évoquée dans le groupe de travail. Il s'agit principalement d'étendre à un pouce le diamètre des senseurs pour abaisser à $ 10^{8} $ W le seuil de détection, avec la même technologie que pour VELA. Le système de codage envisagé permettrait d'avoir une résolution meilleure que 10 Km à 500 Km.
Au cours de cette même réunion, 3 axes ont été tracés pour la poursuite des recherches sur la détection et la caractérisation de la foudre par satellite :
Satellite de surveillance à basse altitude : il semble tout-à-fait envisageable actuellement de réaliser un senseur ayant une résolution de $ 1^{\circ} \times 1^{\circ} $ (barrette de 100 photo-diodes ou matrice de $ 10 \times 10 $ photo-diodes), à bord d'un satellite météorologique traditionnel orbitant à une altitude de l'ordre de 800 à 1500 Km.
Pour assurer une surveillance continue de la foudre, le nombre de satellites à maintenir simultanément en orbite serait compris entre 2 et 6.
- Expérience de corrélation avec les tempêtes : il manque beaucoup de données pour établir de fortes correlations entre la gravité des orages et les signaux de la foudre. Il faudrait disposer de données très fines sur la localisation des éclairs, la structure des nuages et les spectres émis par la foudre. Ceci suggère l'utilisation d'un téléscope, d'un spectromètre et d'un dispositif photographique. Le projet NOSL destiné à la navette spatiale (présenté plus loin) constitue un premier pas dans cette direction.
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- Détecteur géosynchrone : pour tester l'efficacité d'un système de localisation des tempêtes, il serait très utile de l'installer à bord d'un satellite géosynchrone au-dessus des Etats-Unis (34000 Km d'altitude). Un satellite de la série GOES pourrait convenir, mais l'idéal serait d'utiliser le satellite SIORMSAT proposé par la NASA (stabilisé sur 3 axes).
Le détecteur proposé par B.N. Turman consiste essentiellement en 2 barrettes de 200 à 1000 diodes chacune disposées perpendiculairement 1'une à 1'autre; leur seuil de sensibilité étant de 2 à 10 x $ 10^9 $ W, elles seraient échantillonnées à 1 MHz (réf.(23), p. 77).
Le dernier projet sur lequel de la documentation ait été recueillie est l'équipement NOSL (Nighttime/daylight Optical Survey of Lightning), opéré par les astronautes de la navette spatiale. Son responsable B. Vonnegut avait mis au point dès 1975 (réf.(32)) un système extrêmement simple pour détecter et en-
registrer les coups de foudre, à l'aide d'un magnétophone à
cassettes et d'une cellule photo-électrique disposée au fond
d'un tube métallique et branchée à la place du microphone (cha-
que "return stroke" provoquant l'enregistrement d'une impulsion).
En 1978, B. Vonnegut présentait un dispositif composé d'une caméra super-8 sonore surmontée d'une cellule photo-électrique exposée au même champ angulaire que la caméra. Expérimenté à bord d'un avion Lear Jet, ce système simple et maniable a prouvé que l'on pouvait associer à une séquence filmée montrant l'évolution d'une formation orageuse une série d'impulsions (sur la piste du son) correspondant aux décharges (réf.(33)).
L'expérience NOSL proprement dite met en feu une caméra 16 mm à 24 images/s avec un film couleurs (QX-807 avec filtre 2A), et un enregistreur stéréophonique à cassettes, dont les deux canaux sont alimentés par les signaux suivants :
canal 1 : signal émis par la cellule photo-électrique disposée au-dessus de la caméra.
- canal 2 : impulsions générées par la caméra avec chaque image (synchronisation).
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La mise en oeuvre du NOSL à bord de la navette consiste pour l'astronaute à filmer, à travers la fenêtre, les complexes orageux, éventuellement guidé depuis le sol grâce à des données météorologiques. De jour, il ajusté le zoom à son gré, et de nuit, il peut placer devant l'objectif un réseau de diffraction,
Les buts de cette expérience sont les suivants :
-
enregistrer les "super-bolts" invisibles du sol,
-
filmer les aspects inhabituelles de la foudre associée aux tornades (des témoignages mentionnent des couleurs variées),
-
observer les décharges en air clair au-dessus des orages (des témoins astronautes ont décrit des phénomènes de foudre en boule).
-
mesurer les variations de réflexion au sommet des nuages (dues à la réorientation des cristaux par l'électricité).
-
étudier l'électrification des "nuages chaudsn (entièrement situés au-dessous de l'isotherme 0°),
-
observer l'éventuelle activité de la foudre au-dessus des éruptions volcaniques.
-
effectuer des mesures spectroscopiques.
Après des essais de validation à bord d'un U-2, le NOSL a été utilisé au cours du vol STS-2 (réf.(34)). En raison de la faible quantité de données recueillies au cours de cette opération, le MOSL a été mis au programme des vols STS-4 et STS-6.
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S'il existe dans plusieurs pays des spécialistes en minéralogie qui s'intéressent à l'analyse en laboratoire des matériaux extraterrestres, et donc des météorites, il n'y a que peu d'astronomes motivés par l'étude des météores et de leurs trajectoires. Indépendamment des aspects de nature globale ou statistique (orbites des essaims répertoriés, etc...), les observations de ces phénomènes relèvent généralement du témoignage fortuit.
Depuis 1951, le chercheur tchèque Z. Ceplecha se passionne pour l'exploitation scientifique des photographies d'étoiles filantes. En 1959 il réussit à photographier de deux stations distinctes la chute de la météorite de Pribram, à la localiser par calcul et à la retrouver, Cette première mondiale ouvrait la porte à des recherches originales, en particulier sur les trois thèmes suivants :
-
établissement de relations entre la luminosité et la masse d'une météorite au cours de sa rentrée dans l'atmosphère.
-
discrimination entre météorites de différentes natures (sidérites, chondrites, chondrites carbonées).
affinement des algorithms de calcul des trajectories, et notamment dans la détermination des points de chute.
Dès 1961, l'Union Internationale d'Astronomie (IAU) approuvait une résolution qui appélait à mettre en place des réseaux de détection photographique des météores. C'est ainsi que furent successivement créés les réseaux suivants :
-
1963 : réseau multi-stations en Tchécoslovaquie (Ceplecha), devenant le réseau européenne 5 ans plus tard grâce à la participation de la République Fédérale Alle-mande.
-
1963 : réseau PRAIRIE aux Etats-Unis (Mc Crosky), abandonné en 1975.
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-
1971 : réseau MRP au Canada (Halliday).
-
1975 : réseau d'amateurs en Grande-Bretagne (Hindley).
-
1976 : réseau en URSS. (Zotkin).
Au cours de l'étude, aucun renseignement n'a pu être obtenu sur l'activité des Soviétiques dans ce domaine (d'après 2. Ce plecha, ils sont actifs mais les communications sont quasiment inexistantes, même pour lui en Tchécoslovaquie).
Le courrier adressé au responsable du réseau anglais est resté sans réponse, ce qui tend à confirmer l'impression de Z. Ceplecha (avec qui ils collaboraient dans les années 75) que les Anglais ne font plus rien actuellement.
En ce qui concerne les 3 grands projets restants, l'approche a été la suivante :
Réseau Européen (Tchécoslovaquie) : prise de contact par lettre avec son responsable Z. Ceplecha, et visite de F. Louange à son observatoire d'Ondrejov, près de Prague.
Réseau PRAIRIE (Etats-Unis) : prise de contact directe avec son ancien responsable R.E. McCrosky par A, Esterle a l'occasion d'une mission aux Etats-Unis.
- Réseau MRP (Canada) : contact établi par lettre standard dans le cadre de la prospection systématique, et réception en retour d'une documentation écrite.
Ces trois réseaux avaient été présentés auparavant par les minéralogistes français spécialistes des météorites, MM. Pellas et Lorin (cf, CR 11/0182, 29/0582 et 57/0882). Ils font respectivement l'objet des trois paragraphes suivants.
Il est important de souligner qu'en 1982 l'IAU (Commission 22) a recommandé en assemblée générale la poursuite des programmes d'observation de météores (voir le texte page suivante).
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RESOLUTIONS DE LA XVIIIème ASSEMBLEE GENERALE
consolidated, which depends on ZVita Available Globalism, Inc. Communications 4, 7, 8, 19 and $31 call attop in Theater car by the Pele and the National LiAl 1979.
no-Mathematics A/A 1980.
retained que in both parties activate consistent -i
conservator's effort entre in UTC et in UTI, dans les
leshes de 0.5%, su moyen de secondaire
intermiseurs, houmet à la fois en serrants de 50 et
sétaillant sur les bassies de la sécurité de la
narrative par les méchores satecomatiques,
Conconseillant que les annuaires retronتifiquées
de semiaires complerent l'Etat publié avec le
Estates que la Convenencia de Méridien Interna-
tional toque à Washington en Octobre 1854
estapété une reévolution selon le poids de
d'échange de la conventie de Caracich-
jubau y 1809, le longitude Ex-étant positive et la
et notent qu'il existe une interaction croissante entre fastronemie et le géocénie dans lequel le convention de signe «longissité positive vers l'Est est d'un usage courant.
regelmäßigst undرب�ungswidriechungskonzern des bzw. Schöpfungskonzern. Das beobachtet das Schöpfungskonzern in den Schöpfungskonzern.
présentant le Réavion J'en la Commission, 4
prires lors de la XVIe Assombée Générale et
considered quite as previous d'annocature is Systime des Constantes Astronomiques de FAU 1976, la Theorie de la Nutation UA6, 1990 et 1991, la Revue du RRS en 1er janvier 1994.
entre le temps sécriels moyens et inutiles de hچاس.
ne change, ni la. vasseur ni la. Maux de UTI,
ofermes à partir d'observations stabilities et
- A. the original, local deux étant supérieures aux
désir d'un local
61, que le manuel rélation de l'espez cléiral moyen de Greenwich à.Oh UTI soit de GIST à ChlUT1 = @b1amn.504461 + 89470104
of Tu-set le nombre de siècles juiles de 36350
jours de temps universes àsociété depuis le 1er
janvier 2002, 21 h 117 (3049154), 0].
colles illemont que la conservaziun de l'Aquacinca est repartida en un cachor interventurial de 1940.
b) In Salem of less grosses, plastrolas are increase in income due to the program's
C) the process of environmental protection.
sores qu3 parte d'élevations de chrétienne 60re et de élevations, les positions de plaisir66re et de élevations, les positions de la chrétienne 60re et de la chrétienne 60re, les positions de la chrétienne 60re et de la chrétienne 60re, les positions de la chrétienne 60re et de la chrétienne 60re, les positions de la chrétienne 60re et de la ch
recommenderial "société impéditérée de l'émission de la symphonie, la référence à la référence à la symphonie, la référence à la symphonie, la référence à la symphonie, la symphonie, la symphonie, la symphonie
enazegue, vivement la coopération intersacrée, par la mise en échiffrage.
conseillant avec profonde sequélde des pres-
positions relatives à un système d'approvision-
nement en énergie pur satisfiits que,�utit
d'importantes installations sur orte-terrestre
ayant le pouvoir de déclàrir une grande partie
des conditions de recherche astronomiques
beaucoup de régions du spectre électroergétique.
recommandé aux représentants nationales d'al-
tirer l'attention des agences spéciales de leur
pays sur ce problem, et d'assurer que l'UAE soit
con想法律信息或政府
d'assommentا les techniques spatiales pourcent enraîner
2024-06-06
2024-06-06
2024-06-06
recommandent que ironique l'effet des marfets
zonales à court tenue (pivole inférieure à 35
jours) est calculé dans les bufs prénicaux, on
utilise l'expression cl-joinne, finke des travaux de
Yoder, Williams et Parte (i. Geophys. Res. 88,
881, 1891), et que la justice n'est ajoutée à la
nuitation des quantités concentrées pour signif
LG Composition 40
respeitant les considerations (a) à (d) de la Révolution LIA 1979 No 3 relative aux intérêns renseignés nucléiques sur observations radiostronomiques.
et considèrent l'exploitation d'unavant-guère que font les radioeconomies du spectre radioelectrique à des fréguement supérieures à 275 600.
-
Contribution par les submettérages naturels
-
Là des barreaux des briques démarcés aux
les bâtiers de briques démarcés aux
measure radioastronomicals du spectre contient
ns et du la poléation à des intervalles de
précuire un octave dans tout le spectre radio-
lectrique.
-
l'attention de des râmes à des frêtes, plus de 300
-
la protection des ces bandets de réquences contre toute interlittérence nuisible d’émissions dans la bande mains, sur le bord de la bande et dans les bandesses de l’émission; tout particulièrement de la part d’émissions étranger
exédité qu’il est prévenu d’introduire le Systme, des Contenies Astronimique LAI 1996, le Theorie de la Nuitzion LAI 1998 et l’équinox du FIC 2e 1er Janvier 1994.
scamassade quilt y est, dans le calcul des éclamps funéraires et sémines, une seule valeur pour K, rapport du rayard du prédi lussine en rayon de le Terre, et que ce rapport conséprede ou reyon moyen de la donnée de Wustte déterminée par observation d’éculations et au rayon qui a été adopté pour la Terre; cette valeur est à K. n. 2725328.
% obtient que les observations synoptiques rencontres et longues durées de l'actifité solaire sont d'une nécessité vitale et que certaines programmes à long terme ont été perdues ou sont menacés par suits de la situation économique mondiale actuelle.
resonance made upon the persons' sfferment
of organic class progresses relationship between
vision synoptique spades pour les génations
fizhem.
at least 6 months of importance due positions of non-verments, proposed special stories the human needs
pour la recherche collectique.
neerfolme an incomunication anitierure selon la boîte des 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022, 2023, 2024, 2025, 2026, 2027, 2028, 2029, 2030, 2031, 2032, 2033, 2034, 2035, 2036, 2037, 2038, 2039, 2040, 2041, 2042, 2043, 2044, 2045, 2046, 2047, 2048, 2049, 2050, 2051, 2052, 2053, 2054, 2055, 2056, 2057, 2058, 2059, 2060, 2061, 2062, 2063, 2064, 2065, 2066, 2067, 2068, 2069, 2070, 2071, 2072, 2073, 2074, 2075, 2076, 2077, 2078, 2079, 2080, 2081, 2082, 2083, 2084, 2085, 2086, 2087, 2088, 2089, 2090, 2091, 2092, 2093, 2094, 2095, 2096, 2097, 2098, 2099, 2100, 2101, 2102, 2103, 2104, 2105, 2106, 2107, 2108, 2109, 2110, 2111, 2112, 2113, 2114, 2115, 2116, 2117, 2118, 2119, 2120, 2121, 2122, 2123, 2124, 2125, 2126, 2127, 2128, 2129, 2130, 2131, 2132, 2133, 2134, 2135, 2136, 2137, 2138, 2139, 2140, 2141, 2142, 2143, 2144, 2145, 2146, 2147, 2148, 2149, 2150, 2151, 2152, 2153, 2154, 2155, 2156, 2157, 2158, 2159, 2160, 2161, 2162, 2163, 2164, 2165, 2166, 2167, 2168, 2169, 2170, 2171, 2172, 2173, 2174, 2175, 2176, 2177, 2178, 2179, 2180, 2181, 2182, 2183, 2184, 2185, 2186, 2187, 2188, 2189, 2190, 2191, 2192, 2193, 2194, 2195, 2196, 2197, 2198, 2199, 2200, 2201, 2202, 2203, 2204, 2205, 2206, 2207, 2208, 2209, 2210, 2211, 2212, 2213, 2214, 2215, 2216, 2217, 2218, 2219, 2220, 2221, 2222, 2223, 2224, 2225, 2226, 2227, 2228, 2229, 2230, 2231, 2232, 2233, 2234, 2235, 2236, 2237, 2238, 2239, 2240, 2241, 2242, 2243, 2244, 2245, 2246, 2247, 2248, 2249, 2250, 2251, 2252, 2253, 2254, 2255, 2256, 2257, 2258, 2259, 2260, 2261, 2262, 2263, 2264, 2265, 2266, 2267, 2268, 2269, 2270, 2271, 2272, 2273, 2274, 2275, 2276, 2277, 2278, 2279, 2280, 2281, 2282, 2283, 2284, 2285, 2286, 2287, 2288, 2289, 2290, 2291, 2292, 2293, 2294, 2295, 2296, 2297, 2298, 2299, 2300, 2301, 2302, 2303, 2304, 2305, 2306, 2307, 2308, 2309, 2310, 2311, 2312, 2313, 2314, 2315, 2316, 2317, 2318, 2319, 2320, 2321, 2322, 2323, 2324, 2325, 2326, 2327, 2328, 2329, 2330, 2331, 2332, 2333, 2334, 2335, 2336, 2337, 2338, 2339, 2340, 2341, 2342, 2343, 2344, 2345,
Present note also available at the commercial course during the year ended in September 2010.
recommender: que les rémunéaires à établissement reçoit les carnage principale de MERT
appartissant des contributions à langage à court
terra pour les études de la planète Tene
sontenait aux deux références souverains les références par l'Association Internationale de Glacole de l'Agency lors de la sunnier générale de Tétrico (Ma 1082).
The International Association of Goddess-soting that the results to be obtained during the MENT Main Campaign will be of long-term to getway and its applications.
and the price of the items being sold at the CO₂ price. Campaigns
(a) very long baseline radio-interferential and satellite and lunar laser ranging systems be used for co-located observations of high precision at the reconstructed sites and
AIG - RESOLUTION 2
The increase has increased the frequency of complaints that it is important that the same terrestrial reference frame to be defined from high-precision observations starting in MERIT Main-passage should be extended and related to existing services as especially good.
and signs that coordinated practice positioning observations be made during the Campaign by satellites radio-tracking systems at the Very Long Baseline Interferometric, Lunar and Satellite Laser Ranging sites as well as a larger number of well distributed sites around the world.
recommenade (s) que les coordonnés des stations du Service International des Lتبules soient déterminées dans le système de référence (NVL10F) adopté pour l’année des observations par la méthode Doppler des satellites artificiels du type Transit ou Nov.
(b) qu'une side spéciale soit octroyée au Bureau international de l'Heure (BH) agissant en qualité de centre coordinateur pour la campagne internationale MERT.
La Commission
recommande d'observer par instruments de passagés le soys-ensemble d'étoiles demandé par le HIPPARCOS Impul Catalogue Consortium. Les positions devraient être disponible avant 1985. Une précision moyenne de 5,000 arcaes à cette époque est en 1986 à 10.000 arcaes à cette époque est en 1987 à 10.000 arcaes à cette époque est en 1988 à 10.000 arcaes à cette époque est en 1989 à 10.000 arcaes à cette époque est en 1990 à 10.000 arcaes à cette époque est en 1991 à 10.000 arcaes à cette époque est en 1992 à 10.000 arcaes à cette époque est en 1993 à 10.000 arcaes à cette époque est en 1994 à 10.000 arcaes à cette époque est en 1995 à 10.000 arcaes à cette époque est en 1996 à 10.000 arcaes à cette époque est en 1997 à 10.000 arcaes à cette époque est en 1998 à 10.000 arcaes à cette époque est en 1999 à 10.000 arcaes à cette époque est en 1999 à 10.000 arcaes à cette époque est en 1999 à 10.000 arcaes à cette époque
noted que les étoiles HIPPARCOS seront
des points de vue extrophysiques et Au extramétriques et ques est étoiles devant être inératives comme d'habitude dans les programmes d'échange méditerranéenne.
et malent que les positions méridionnelles très précises des acme-venables approprekne d'é
les HIPPARCOS permettaient d'affuser des
somбres sur les observations officielles dans
Temps et sur la collaboration d'entremards au
environmental observer of tax source-ensembles, class-driven tax ratios fundamentals furthered into Dots of Reference International. LiIna Autonomous International
Poderão croisant que presentem les
valeurs cachéroniques et la nécessité de
depositer des écurisés à long terme afin
la prière et, à l’écrivicourel-à-
recommande la publication de ces données référence de grande value.
*Elevated in Alemuluga has a arachidid form in the Elevation of the
cambodian que les Astronomy and Astrophysics Abstracts (AAA) attestant, plementant aux besoissons nationales, détente et publiez des notaires, energies dans la renve Astronomy and Astrophysics.
et rencontende vivement que l'Astronomieacétique.
Rachen-Institut de Hەنچىلەرg. Rep. Fid. d'Aile-
magna, continue de pubter les AAA sous les
suspicions de l'UAf.
Recommender Importance: The present image is a key factor for the success of the project. The information provided is for the purpose of this document and should not be used for any other purposes.
essenti à la création d'un groupe de inseoul dépendant de la Commission 40 en tels de rassembler et deśfermer Information concernant les projets d'expériences VLJN en astronomie et en générales, et d'encourager le bourge.
La Commemoration
retention, le décision 5/82 adoptés à la 9/92, révéron de COSPAR 6/22 en Mai 1992.
recommending a for-corporate / Elon&Co.
The information is for:
pateur, lecheau et Befaux.
Conseil de l'Orléans.
Follenz der Vergassung des Vollwürdungskunstens, die bestimmte Vergassung ist, und ist in der Regelung der Vergassung in der Regelung.
baijiao, puine, zhe, chengshid, an, xue, dino
〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜〜��
les progrès réalisés dans l'interprétation des domaines relatives aux bâtières parma et actuellement d'entreprandre des études abriennes à la fois sur les propriété astronomiques des médecines et sur le physique de leur interaction dans l'atmosphère.
neucmentent leur position� clé dans le Résultant pour rôle fondamentales dans le législation et la récupération des méteoriques qui tontent sur le sol autrichien.
recommending que O'Reenventzite of the University of Vienna acords about that on subject to its public interest as a publician of the International Journal of Public Law and Public Law.
Appendix IV
Point 13(d) of Order du Jour
Le Comité Exécutif
ayant enseigné le proposition du Président de la Commission 22 d'établissement en Centre des Dommes sur les Métiers à l'Observatoire de Lund en Suisse.
prepose d'atelier une somme de 1800 France
Susses par en comme participation financière
aux frais de ce centre, pour la période 1963-85.
- La Comité Exécutif
notant le vous exprimé par le représentant officiel du Comité National Sudio de l'Astronomie à la XVNema Assemblée Generale de 1979 à Montréal que soient en couragables les bourses pour les étudiants des pays en voie de développement.
ai requisement les discussions Variétés frigées depuis par le Groupe de Travail des Commissions 46 et 38 sur la Formation des Astronomies des pays en voie de développement. Proposé qu'une somme de 16,000 France Suisse soit allucée par le période 1963-1965 pour permettre d'établir la Modèle de Contrat pour Conferenciers Viseurs avec un institut de service américain en enseignement in原则上
avantement la poignée accompli pour le vétérage
comme de la pratique adhésion de la Chimie f11AI
de drac organiques par les affinités frégés pour la Chima-
de lire provoquée.
rattlie des accords possés par le Comité Excludif pour l’adhesion de la Chine à l’Union pendant la parochie éventuelle depuis la XVIIIe Avanฯe. Générale
La Casada Elesse II propose à l'Assemblée Générale qu'une nouvelle Commission de l'Émission serait restée, refusée et l'assomment de la vie dans l'Émérance, le aîné de la Commission et l'Appointenance à Calle Comision des émissions des Commission: 97 Recherches de la créé d'un
Ort. Ströpropos des chagements-sukents pour les Chemyepuebeles exclantes de FT-Inson.
La Commentant 26 (EOWEN) DEQUÉTÉ CONSULTER
- Eoiles Doubles et Multiglet
N.B.
N.B.
N.B.
N.B.
Appendixa VIII
PORE 3 GB 1 WT/4 GB VU
La Comité Spécial des Nominations: Véron en 1980 et 1981 par le Pâtissier de l'Union, en 1990, en 1991 par le Pâtissier de l'Union, en 2000, en 2001 par le Pâtissier des Nominations pour� d'être proposé à le x.V.V.V.V.A.A.A.A.A.A.A.
de l'UAI à Païsa comme manchais du Comité
Excluit de l'UAI à detenir 28 Anos 1392-
Corona President Professor K. Martury-Brown (Australian)
Comme Vice-Présidents féminaux de la parole de précédente, Dr. M. Kresak (Tchécoslovaquie), Professeur R. Dr. L. Kresak (Tchécoslovaquie).
"Professor J.P. Kraft, 2015 (USA), Dec. 14"
Commodus Sandstone Global: Dr. R&D West (Gromash).
Corona Sound�le Global Airplane Dr. IF
Commons Consensus, as Clemils Esmatician-Psalter, our P.A. Weyglaun (International).
Point 11 de l'Ordre du Jour
- Resolution prop�ate au tett de le Com-mises 5c
La Commission
To de l'acharge de domain, autee de astronomie
spossomande que los les ordinateurs utilisèrent
austronesian requiemment et adoptant la Système
de l'emballage de l'emballage par l'échange
qui est décrit dans le Sopéral de l'Autonymie
QU R S D C R T L
- Resolution proposes au nom de la Commission 15:
Lionார் Asmanusque International
sentiment car est particulièrement
concerne de Harley Choises à l'essence d'une observations
coronisme pendant une durée finaline
rescomesa de que-les-directions d'obten-vitesse et les. comuiés de programme distribution une force priorité aux observations de la. Comte de Mallez dans l'interviste 1935-1937.
- Resolution proposes.20 nom de la Commission 15:
Unions Astronomiques Internationale
considéré quon pregnomier international de surveillance de la Comité de Halley et d'international Halley Watch a été mis en place afin de préparer et décréer les langues les épaissis la entre le Monde de Halley tout que les couronnesse au parénthie a été élevé à la couronnesse avec les missions spatiales
deberent erteiterungordurchweit des abzuständig
Gesamskonferenzesales-Halsy-Witch-Anzeichungsc็บ-Anzeichungscik-Halsy-Witch-Anzeichungscik-Halsy-Witch-Anzeichungscik-Halsy-Witch-Anzeichungscik-Halsy-Witch-Anzeichungscik-
- Resolution propose as non-de-Commission
Alors que l'astronomie fait partie intégrante des sciences physiques tant dans l'enseignement que dans la recherche.
et alors que certains pays dépourvue d'astronomie peuvent soubaker introduire astronomique dans leurs institutions scientifiques ou d'enseignement.
Il est reussie ques l'Union Astronomique Internationale soutienne l'introduction de l'Astronomie dans ces pays et encourage les activités dans ce but par le biais de essai Communications.
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III.3.1. Le réseau européenne.
Les moyens dont dispose Z. Ceplecha depuis une trentaine d'années pour photographier les bolides ont beaucoup évolué, tant sur le plan qualitatif que sur le plan quantitatif. Parti de 2 petites stations équipées chacune de plusieurs camé-ras dont certaines étaient munies d'un réseau de diffraction, il a mis en opération le réseau proprement dit en Octobre 1963. Des caméras "plein ciel" (pointant vers le bas sur un miroir hémisphérique), munies d'obturateurs rotatifs à 12,5 coups par seconde, permettaient des localisations en azimut à ± 0,1° près pour des étoiles filantes de magnitude supérieure à -6.
Dans les années suivantes, la République Fédérale Allemande (Max-Planck-Institut für Kernphysik de Heidelberg) et l'Autriche (Université de Vienne) se sont intégrées au réseau, portant à une cinquantaine le nombre de stations en Europe, et à un demi-million de Km² la surface au sol couverte. De façon épisodique, des groupes d'astronomes amateurs spécialisés dans les méteores se sont joints aux travaux du réseau européen, notamment en Hollande et en Grande-Bretagne.
Les stations actuelles, en Tchécoslovaquie, sont équipées d'objectifs "fish-eye" (Zeiss) qui remplacent avantageusement les caméras "plein ciel" sous un encombrement bien inférieur. Le fonctionnement d'une station, du réseau et du système de réduction des données est présenté en détail dans le volume n° 4 (cf. CR 59/0982). Nous ne rappellerons donc ici que les points essentiels :
à l'observatoire d'Ondrejov, plusieurs systèmes de prise de vue particuliers sont mis en oeuvre, notamment une Ca-méra mobile montée sur équatoriale et permettant la data-tion des événements enregistrés par les caméras fixes du réseau, et des dispositifs de spectrographie (réseaux de diffraction).
- l'équipement standard d'une station est avant tout simple et robuste : un coffret métallique ouvert vers le haut
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sur un objectif "fish-eye" de 30 mm de focale et 180° de champ angulaire, une plaque de verre de 400 ASA, et un obturateur rotatif monté près du plan focal et alimenté sur le secteur pour tourner à 12,5 Hz (en principe, 4 ou 5 Hz suffiraient).
l'espacement adopté d'environ 100 Km entre les stations s'avère beaucoup plus adéquat que les 200 Km du réseau PRAIRIE (sur lequel Z. Ceplecha a également travaillé). Un prolongement du réseau actuel vers la France (Nord-Est) serait évidemment accueilli très favorablement.
- les stations sont généralement implantées dans des stations météorologiques, et mises en oeuvre par leur personnel. Une visite annuelle suffit à l'entretien.
en l'absence de couverture nuageuse, les expositions ne sont effectuées que lorsque le soleil se trouve à un minimum de 110 au-dessous de l'horizon. Une seule exposition est programmée pour les nuits sans lune, deux le sont pour les nuits avec lune.
-
la réduction des données, à Ondrejov, se fait à l'aide d'un banc optique (ASCORECORD) et d'un mini-calculateur. Seules sont prises en compte les trajectories photographées d'au moins 2 stations (30 à 60 par année).
-
les calculs de trajectoryographie se font par des mesures sur les plaques, en s'appuyant sur des étoiles (connues) de référence. Les mesures photornétriques (évolution de la magnitude le long de la trajectoire) passent par des mesures de largeurs de traces sur les plaques (formules empiriques). Quand des données sont disponibles en provenance de plus de 2 stations, les calculs sont effectués en prenant en compte toutes les combinaisons passibles.
-
des extrapolations vers le haut (orbite avant la rencontre de l'atmosphère terrestre) et vers le bas (point d'impact au sol) de la trajectoire sont calculées. A ce jour, seule la météorite de Pribram a pu être photographiée, retrouvée et étudiée (réf.(35)).
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l'équipement actuel des stations du réseau permet de photographie des météores jusqu'à la magnitude 0 (pour une vitesse angulaire apparente typique de l'ordre de $ 10^{\circ}/\mathrm{s} $).
- la localisation des positions en azimut est faite avec une incertitude d'une minute d'arc sur les plaques. Lorsqu'il y a chute d'une météorite, l'incertitude sur le point d'impact, qui dépend fortement des conditions météorologiques en fin de parcours, est typiquement de 2 Km² pour un objet de 1 Kg arrivant avec une inclinaison de 45°.
Le réseau Européen de détection photographique des météores est particulièrement intéressant pour la présente étude, à plusieurs titres. C'est le plus vaste des réseaux connus, et son responsable est le meilleur spécialiste mondial de la question. Sa zone de couverture s'arrête actuellement à la frontière Est de la France, ce qui rendrait possible (à peu de frais) de s'y intégrer, le logiciel de traitement d'Ondrejov pouvant certaînement être utilisé. Enfin sa technologie extrêmement simple mais parfaitement mise au point au fil des années constitue un excellent point de comparaison pour l'étude d'un nouveau système, surtout si l'on prend en compte le désir de Z. Ceplecha de faire profiter les autres de sa longue expérience.
$$\frac{1}{111}\cdot3\cdot2\cdot1\cdot L\mathrm{e}\mathrm{r}\mathrm{e}\mathrm{s}\mathrm{e}\mathrm{a}\mathrm{u}\cdot\mathrm{PRAIRIE}$$
Le réseau américain PRAIRIE est resté opérationnel pendant une dizaine d'années, entre 1963 et 1975. Implanté dans le Middle West en raison de son réseau routier très dense, il avait été créé sur des crédits mis par la NASA à la disposition du Smith-sonian Institute, dans deux buts :
favoriser la collecte de météorites "fraîches" (par rapport à la durée de vie des isotopes intéressants).
- mieux connaître les trajectories et la relation entre la masse et la brillance.
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PRAIRIE était composé de 16 stations distantes entre elles de 200 à 250 Km, et couvrant une superficie totale d'un million de Km². La surveillance était assurée par des'fermiers voisins et les scientifiques ne passaient que de tenps en temps,
Les poses duraient deux heures, et elles étaient automatiquement annulées lorsque l'étoile polaire n'était pas visible (couverture nuageuse). Les occultations étaient faites à raison de 20 coups par seconde, et un dispositif de datation était iaclus dans le système (photographie de l'horloge chaque fois qu'une cellule détectait un changement brusque de luminosité).
De même qu'en Europe, une seule météorite a été photographiée par 4 stations du réseau et retrouvée (4 fragments localisés dans environ 1 Km²) : la météorite de Lost City (réf.(36)). Cela a permis d'améliorer les modèles de relation masse/luminosité établis auparavant avec la météorite de Pribram. Des études spécifiques ont été faites sur la relation entre l'altitude d'extinction et la composition de l'objet (réf.(37)).
Au total, le réseau PRAIRIE a permis d'enregistrer 2700 trajec-toires de métores, dont 322 ont fait l'objet d'une étude particulière sur les trajectoires et les courbes de luminosité (réf.(38)). Des approximations analytiques des courbes de variation de la distance ou de la luminosité en fonction du temps ont ainsi pu être mises au point.
III.3.3. Le réseau MORP
Le réseau MRP (Meteorite Observation and Recovery Project) est implanté dans l'ouest du Canada. Une présentation détaillée en est faite dans la publication qu'a envoyée son responsable en réponse à une prise de contact épistolaire (cf. volume n° 4 : Canada).
Dirigé depuis l'Université de Saskatchewan qui se trouve vers son centre, ce réseau comporte 12 petits observatoires, chacun équipé de 5 appareils photographiques, d'un détecteur de météo-
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res et de dispositifs de contrôle d'exposition.
Les caméras utilisent des lentilles de 50 mm et des films Kodak?0 mm Plus-X Pan en rouleaux. Toutes les précautions sont pri- ses pour identifier chaque caméra, positionner l'une par rap- port à l'autre les photos issues de caméras voisines, dater les événements, etc... Les caractéristiques de déformation géomé- trique associées à chaque caméra sont mesurées, de façon à permettre des corrections ultérieures par calculateur, Un système d'obturation original met en jeu une roue tournant à 4 Hz et portant 3 secteurs de tailles égales : le premier est transpa- rent, le deuxième pratiquement opaque (densité = 5) et le troi- sième à une densité égale à 2 (semi-transparent).
Le détecteur de météore utilise un tube photo-multiplicateur suivi d'une électronique qui détecte les sources mobiles dans le champ. Lorsqu'un météore satisfait les critères, ce détecteur commande l'impression de l'heure et l'avancement du film. Cet équipement est testé une fois par mois en émettant une impulsion lumineuse dans le champ.
Un rouleau de pellicule de 100 pieds dure entre 3 et 6 semaines, selon la durée de la nuit. L'ensemble des vues concernant un météore donné est traitée en laboratoire photographique, puis sur calculateur pour la réduction des données.
A l'instar des deux réseaux présentés précédemment, le réseau MORP a permis d'étudier à fond une météorite importante : la météorite d'Innisfree, observée en Février 1977, photographiée par 4 stations, localisée à 500 mètres près et retrouvée (nombreux fragments dont un de 2 Kg).
Les données fournies par MORP ont, encore une fois, permis d'affiner les modèles élaborés à partir de Pribram et de Lost City, et les orbites dans l'espace de ces 3 objets ont été recalculées avec précision.
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Les satellites artificiels ne sont pas à priori assimilables à des phénomènes aérospatiaux rares, au sens de cette étude, puisque, étant contrôlés du sol, ils ont un comportement prévisible. Cependant, le problème que pose aux militaires la surveillance de satellites étrangers pour lesquels ils ne disposent pas d'éphémérides (et qui ont souvent la capacité de changer d'orbite) est très proche de la détection des phénomènes rares, notamment dans le domaine optique.
La nature classifiée des activités dans ce domaine du renseignement rendait difficile l'obtention de données techniques sur les équipements correspondants et leur mise en oeuvre. Une exception très importante, et qui justifie ce paragraphe, est constituée par le nouveau système américain GEODS de surveillance optique de l'espace, qui a fait l'objet de quelques publications.
Depuis la fin des années 50, l'U.S.A.F. disposait d'un réseau de téléscopes munis de caméras Baker-Nunn pour surveiller les satellites. Utilisant des optiques de 0,5 m d'ouverture et de 5° x 30° de champ angulaire, ce système produisait des photos sur des rouleaux de pellicule de 70 mm pour lesquels 90 minutes de traitement étaient nécessaires. A l'époque, on ne comptait que quelques centaines de satellites en orbite, et des observateurs entrânés arrivaient à de meilleurs résultats que l'exploitation des photographies. La limite de sensibilité du système se situait vers la magnitude 14.
Le nouveau système militaire de surveillance mondiale des satellites GEODS (Ground-based Electro-Optical Deep Space Surveillance) correspond aux nouvelles nécessités : environ 5000 satellites, qui changent fréquemment d'orbites, et dont une fraction de plus en plus importante est en orbite géosynchrone (à 36000 Km d'altitude), c'est-à-dire au-delà de la magnitude 14. GEODS assurera le suivi des objets au-delà de 5500 Km d'altitude ("deep space"), tandis que les satellites en orbites bas-ses continueront d'être pris en charge par des moyens plus conventionnel~(radars,...).
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Le système complet comportera 5 stations identiques réparties autour du globe, dont 3 fixes et 2 mobiles (transportables en pièces détachées par avion). Les 3 sites fixes sont : White Sands (Nouveau Mexique), Maui (Hawai) et Taegu (Corée du Sud). Les données sur les satellites détectés, suivis et répertoriés (par leurs signatures optiques) seront communiquées en permanence au centre de commandement du NORAD (Cheyenne Mountain, Colorado) (réf.(39)).
Chaque statian est équipée de trois instruments optiques :
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2 téléscopes "principaux" d'un mètre d'ouverture, 2,2 m de focale et 2,1° de champ.
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1 téléscope auxiliaire de 38 an d'ouverture et 6° de champ.
Ces instruments sont montés sur équatoriales, le positionnement étant contrôlé à une seconde d'arc près jusqu'à la vitesse de $ 15^{\circ}/s $. Leur sensibilité leur permettrait de détecter un ballon de foot-ball en orbite géosynchrone (magnitude 18,5!), grâce à un dispositif de détection très sophistiqué comprenant un tube VIDICON de 80 mm de diamètre avec une cible ultra-sensible SIT (Silicon-Intensified Target). A chaque téléscope est également associé un radiomètre infra-rouge qui permet de classer les objets (charges utiles, réservoirs de fusées, fragments, etc...). Il est également prévu de remplacer les tubes VIDICON par des détecteurs CCD performants.
L'un des buts essentiels de GEODSS est de pouvoir balayer une zone donnée et en extraire les satellites en 6 secondes environ, l'analyse complète étant effectuée en 1 ou 2 minutes (soit 100 fois plus vite qu'avec les caméras Baker-Nunn). La procédure dite de "réjection du fond" (background rejection) implantée sur calculateur est illustrée par le schéma de la page suivante, et consiste en l'enchaînement suivant :
- une série de 5 à 20 images successives (832 x 832 pixels) de la zone d'intérêt est mémorisée sous forme numérique,
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- la première image (exposition prolongée) est prise comme référence du champ d'étoiles, et soustraite de toutes les images suivantes,
les images sans étoiles fixes ainsi obtenues sont soumises à un programme de "détection de trainées" qui diffé- rencie les objets en mouvement (un satellite géosynchrone à typiquement une vitesse angulaire apparente de 15"/s) des fausses alarmés.
Aux Etats-Unis, des astronomes se sont intéressés aux possibilités énormes d'observation du système GEODSS, et ont élaboré un projet de prolongement du système de traitement des données, qui permettrait de mémoriser et de stocker (sous une forme compressée) les informations sur les étoiles qui seraient sans cela éliminées. Peu encombrant et n'interférant absolument pas avec les opérations des militaires, ce système n'a pas été rejeté par ces derniers (réf.(40)).
Mettant à profit le caractère aléatoire des zones du ciel ba-layées par les télescopes, l'astronome BH Margon calcule que
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7000 degrés $ ^{2} $ seront observés chaque nuit par chaque instrument. Le système qu'il propose produirait une bande magnétique CCT stand-ard par nuit et par station. Enfin, il estime qu'une étoile donnée aurait 90% de probabilité d'être observée :
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tous les 9 jours par un senseur donné.
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tous les jours par l'ensemble des 5 stations complètes.
L'avantage considérable qu'aurait une base de données astronomiques ainsi constituée, en dépit de l'absence d'information de couleur, serait sa souplesse d'emploi (entièrement informatique) par rapport aux plaques photographiques traditionnelles. En particulier, les recherches concernant les phénomènes dynamiques seraient grandement facilitées, comme par exemple :
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étoiles variables,
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novae,
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étoiles émettrices de sursauts gamma.
On notera, en ce qui concerne les propositions sur les sursauts gamma, l'implication de Messieurs Vedrenne et Hurley du CESR de Toulouse (cf. CR 36/0582, 60/0982 et 68/1082).
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SOMMAIRE DU VOLUME N° 3
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LA SITUATION DANS LE MONDE 1
III.1. Prises de contact 1
III.1.1. Prospection systématique 1
III.1.2. Contacts particuliers 2
III.1.3. Phénomènes autres que la foudre et les météores 3
III.2. Détection de la foudre 4
III.2.1. Afrique du Sud 6
III.2.2. Benelux 10
III.2.3. République Fédérale d'Allemagne 10
III.2.4. Etats-Unis 13
- Description des émissions associées 15
aux décharges 15 - Détection du sol et/ou d'avion 17
- Travaux réalisés sur des données de satellites 20
- Projets d'avenir 23
III.3. Détection des météores 27
III.3.1. Le réseau Européen 30
III.3.2. Le réseau PRAIRIE 32
I I I.3. Le réseau MORP 33
III.4. Détection des satellites 35
Images
